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Mon défi cinéma Hauts-de-France

2e édition - 2026

Le « Ciné-Club : Les films de notre enfance ‭» revient pour cette deuxième édition de Mon défi cinéma Haut-de-France initié par L’ACAP.

Le choix de réitérer la thématique du cinéma d’enfance permet de replonger dans des longs-métrages passés à la trappe de la première édition du ciné-club, mais également de continuer à parcourir les émotions qui nous ont traversées lors de notre découverte du septième art.

Des premiers frissons de peur d’un film vu trop jeune, jusqu’aux premiers émerveillements d’aventures dans des univers uniques, en passant par des récits initiatiques vers l’adolescence, la sélection de films cherche à creuser un ressenti personnel de notre rapport aux premières images découvertes durant notre enfance.

La troupe des ambassadeur.ice.s étudiant.e.s. vous a concocté un panel de longs-métrages permettant de revenir sur ces souvenirs pour y apporter un regard adulte avec, bien sûr, une touche de nostalgie. Nous allons percer les secrets des films de notre enfance et vous les faire partager au travers des présentations et/ou de débats qui vont accompagner les différentes séances. Plein d’autres surprises et animations sont également à venir, mais nous n’allons pas tout vous dévoiler, il faudra venir voir par vous même !  

À très vite au Ciné St-Leu !

Les ambassadeur.ice.s de Mon défi cinéma

Les Beaux gosses de Riad Sattouf !

On se souvient tous·tes de notre premier baiser. On était amoureux·se de cette personne, elle qui nous a filé une madeleine et qui s’est pointée en premier·ère à notre anniversaire. Que ce baiser soit arrivé en primaire, au collège ou au lycée ne change rien, on gardera toujours une marque de ce moment indélébile. Eh oui, presque vingt ans après La Boum (1980), dans la banlieue de Rennes, Les Beaux Gosses sont nés. Être un BG, c’est une école de la vie, un passage obligatoire pour grandir, mais qu’il faut vite arrêter avant de se transformer en goujat. Avis aux fans de baves et d’analyse du baiser, ce film est pour vous.  

Dans son HLM vit Hervé (Vincent Lacoste), jeune collégien boutonneux arrivé à l’âge de la puberté, celui des Beaux Gosses. Son meilleur ami Camel (Anthony Sonigo) fan de hard rock, est lui aussi un BG. Les deux compagnons sont à la recherche d’un premier baiser. Pourtant, ils sont nazes et complètement à côté de la plaque. Cependant, s’ils échouent pour flirter avec des bonnes notes, leur talent de séducteur infirme se révèle au grand jour. Hervé séduit jour après jour la jeune Aurore (Alice Trémolière). Le jeune garçon s’instruit avec elle, poursuivant sa transformation de BG. Pendant que Camel joue de la guitare…

Riad Satouf réalisateur de Les Beaux Gosses, a décoré Rennes, reprenant des bouts de son enfance pour crayonner, la magie des années collèges. L’homme touche à tout, s’est expérimenté pour la première fois au cinéma avec ce film. Avec beaucoup d’audace, il reprend l’enfance des années 2000 avec une approche plus réaliste et parfois un peu plus alambiquée. Mais c’est pour ça qu’on aime Les Beaux Gosses. Ils ont des boutons, on en a eu, ils sont fous et nous aussi. Et justement pour éviter d’être boutonneux, on vous fait gagner un magnifique coffret skin care à l’occasion de la projection du mardi 28 avril à 20h30 au Ciné St-Leu. Malheureusement, on n’a pas de sérum pour la folie. Cependant, on a tous envie de vous voir présent·e, accompagné·e ou non, pour cette superbe soirée.

« Elle a les yeux bleus comme du canard WC. »

Riad Sattouf (réalisateur)

Riad Sattouf est auteur de bandes dessinées et réalisateur, né en 1978. Ses deux séries best-sellers sont L’Arabe du futur (Allary Éditions), 2,5 millions d’exemplaires vendus, et Les Cahiers d’Esther (Allary Éditions), 950 000 exemplaires vendus. Lauréat de nombreux prix internationaux (Los Angeles Times Graphic Novel Prize, prix de l’excellence au Japan Media Arts Festival, Max and Moritz Prize), il est l’un des rares auteurs à avoir remporté à deux reprises le Fauve d’or du meilleur album au festival d’Angoulême, en 2010 et en 2015. Il a réalisé deux longs-métrages : Les Beaux Gosses (2009), César du meilleur premier film, et Jacky au royaume des filles (2014).

Synopsis : Hervé, 14 ans, est un ado moyen. Débordé par ses pulsions, ingrat physiquement et moyennement malin, il vit seul avec sa mère. Au collège, il s'en sort à peu près, entouré par ses bons copains. Sortir avec une fille, voilà qui mobilise toute sa pensée. Hélas, dans ce domaine, il accumule râteau sur râteau, sans toutefois se démonter.

La révélation Vincent Lacoste

Un drame ...

... en trois ...

... actes !


La Boum de Claude Pinoteau

On se souvient tous de notre première boum. La musique qui bat son plein, boissons et confiseries en tout genre, pour les plus chanceux d’entre nous des lumières stroboscopiques et un slow avec notre crush ! Le temps d’une soirée, on vous propose de revivre avec nous, au Ciné-St Leu, ce passage important de l’adolescence ! 

La Boum (1980) réalisé par Claude Pinoteau, c’est le film qui révèle au grand public, l’iconique Sophie Marceau portée par Claude Brasseur et Brigitte Fossey dans les rôles de parents aimants mais en pleine crise de la quarantaine. C’est aussi la première association de Vladimir Cosma, compositeur émérite (Le Grand Blond avec une chaussure noire, L'Aile ou la Cuisse) et Claude Pinoteau. Néanmoins, la collaboration la plus importante reste celle entre le réalisateur et sa scénariste, Danièle Thompson. La dialoguiste est l’artisane de l’ombre qui a donné naissance à La Boum, s’étant déjà illustrée dans d’autres comédies très réputées comme : La Folie des grandeurs ou Les Aventures de Rabbi Jacob. Toute la genèse autour du film de Pinoteau, est guidée par la relation entre Danièle Thompson et sa fille, sa source d’inspiration. L’ambition du long-métrage est de représenter la vie des adolescents des années 80, entre illusion et discorde. 

C’est un choix qui peut paraître un peu étonnant en tant que "film de notre enfance", nous n’avons pas connu les années 80. Mais La Boum a marqué le début de notre vie, construisant un imaginaire qui a nourri nos rêves d’adolescents. Danser avec ce garçon ou cette fille qui nous comprend, à l’inverse de nos parents, qui refusent de nous acheter une mob…. Bref, c’est un vrai film transgénérationnel dans lequel on peut se retrouver. Sous les traits de Vic à 15 ans, ou bien approchant la quarantaine fuyant notre couple et notre vie de famille qui part en vrille. C’est ça l’effet « La Boum ».

Après la projection, nous vous proposons de revivre ces soirées si spéciales en enflammant le dancefloor au Ciné St-Leu ! Pour l’occasion Monikéniko viendront mixer accompagnés de leurs vinyles pour nous replonger dans l’ambiance des eighties ! Il y a aura même le vinyle de la BO du film à gagner pour le meilleur danseur et un autre pour la plus belle tenue en mode années 80 ! 

« J'en meurs, j'en meurs...
Je donnerai n'importe quoi pour être invitée à cette boum.
»

Synopsis : Tandis que ses parents se perdent en quiproquos amoureux, Vic, 14 ans, connaît ses premiers émois, et vit son adolescence entre le lycée, les copains, et son arrière-grand-mère adorée.

La révélation Sophie Marceau

Monikeniko (DJ set)

À l’occasion de la projection de La Boum, MONIKENIKO fait crépiter ses vinyles et balance ses fichiers mp3 venus du futur, pour une sélection musicale et festive, parfaite pour accompagner ta plus belle tenue 80’s !
Bienvenue sur la piste, survolté.e ou timide, avec déhanché vitaminé ou slow mémorable au programme !

Stand by Me de Rob Reiner

Pour beaucoup d'entre nous, c'est le film de notre enfance, celui qu'on a découvert au même âge que les protagonistes, fascinés par cette liberté totale, ces blagues grossières et cette aventure le long des rails. Mais si le film nous marque encore aujourd'hui, c'est parce qu'il capture avec justesse la difficulté de l'enfance. Loin d’une image parfaite, Rob Reiner montre cet âge comme une période de beauté, mais aussi de grande violence émotionnelle. Il filme des enfants loin d’êtres insouciants, qui se débattent déjà avec des peurs d'adultes : comme la solitude, les violences familiales et la peur de l'avenir. 

Ce film ne nous a pas seulement marqué nous, mais aussi toute une génération, et nous pouvons voir aujourd’hui qu’il a inspiré plus d’un réalisateur ! Stand By Me est devenu la matrice absolue du récit initiatique moderne. Il a ouvert la voie à toute une génération d'œuvres nostalgiques, de Super 8 de J.J. Abrams jusqu'au phénomène mondial Stranger Things, qui lui emprunte sa grammaire visuelle (les garçons sur les rails et l'amitié comme rempart contre les ténèbres). Ou encore les films de Wes Anderson – particulièrement Moonrise Kingdom, qui met en scène deux enfants qui s’enfuient pour vivre une aventure libre et naïve – où l’innocence de l’enfance côtoie déjà une profonde maturité face au monde des adultes.

En bref, film d’enfance de toute une génération de cinéastes et cinéphiles.

Synopsis : Un événement peu ordinaire va marquer la vie du jeune Gordie Lachance. Au cours de l’été 1959, un adolescent a disparu mystérieusement dans l'Oregon. Gordie et ses inséparables copains, Chris, Teddy et Vern savent qu'il est mort pour avoir approche de trop pres la voie ferrée, un train l'a heurte. Son corps git au fond des bois. C'est le frère de Vern qui l'a découvert. Les enfants décident de s'attribuer le scoop et partent pour la grande foret de Castle Rock. Cette aventure va rester pour Gordie et ses trois amis la plus étrange et la plus exaltante de leur vie.


Que

des

bangers !

Rob Reiner (réalisateur)

Tu connais le visage de Rob Reiner ? Normal, tu as pu le voir ici et là car il était également acteur !

Tout d'abord dans ses propres films (Spinal Tap ou Une vie à deux) mais également dans Nuit blanche à Seattle de Nora Ephron ou encore son rôle légendaire dans Le Loup de Wall Street de Martin Scorsese !

Le nom de Rob Reiner ne vous dit rien ? C’est en effet un auteur dont le nom est parfois éclipsé par l'immense popularité de ses œuvres. Car si vous ne situez pas l'homme, vous connaissez intimement son travail. Outre Stand By Me, c'est à lui que l'on doit le culte Princess Bride, la référence absolue de la comédie romantique Quand Harry rencontre Sally, ou encore le huis clos terrifiant de Misery. Reiner est un artisan caméléon, un réalisateur qui a l'élégance de s'effacer derrière ses histoires pour laisser briller ses acteurs, traversant les genres (comédie, drame, horreur et fantastique) avec une aisance déconcertante. C’est un exemple parfait de ces cinéastes hollywoodiens talentueux qui ont travaillé quasi uniquement sur des commandes de producteurs. Pour rendre hommage à ce réalisateur décédé tragiquement en décembre 2025, nous avons choisi de programmer Stand by me, l’une de ses œuvres les plus inoubliables dans laquelle il démontrait tout son talent pour sublimer les histoires des autres.